La maïeusthésie est une approche d'accompagnement psycho-émotionnel développée en France par Thierry Tournebise à partir des années 1990. Le terme vient du grec « maïa » (accoucher) et « esthesis » (sensibilité) : littéralement, « accoucher de la sensibilité ». La méthode vise à rétablir le contact avec des parts intérieures de soi restées en souffrance, sans revivre le traumatisme ni recourir à la catharsis. Elle se pratique en entretien verbal, assis, sans toucher corporel.
En Suisse, la maïeusthésie n'est pas un titre protégé et ne figure pas dans le registre des professions de la santé de la Confédération. Les praticiens exercent généralement sous le statut d'accompagnant en relation d'aide ou de praticien en approche psycho-corporelle. La reconnaissance par les assurances complémentaires passe par les registres privés ASCA (Fondation Suisse pour les Médecines Complémentaires) ou RME (Registre de Médecine Empirique), qui exigent une formation en psychologie/relation d'aide et une supervision continue. La maïeusthésie ne remplace pas un suivi psychiatrique ou psychothérapeutique pour les pathologies mentales diagnostiquées.
Une séance de maïeusthésie dure 60 à 90 minutes et coûte 80-150 CHF en Suisse romande (2026). La première rencontre inclut une anamnèse : contexte de vie, motif de la demande, éventuels suivis en cours. Le praticien invite ensuite à porter l'attention sur une sensation, une émotion ou un souvenir présent, puis accompagne verbalement la « rencontre » avec la part intérieure concernée. Aucune interprétation, aucun conseil directif : le cadre est non-inductif. La séance se termine par un temps de retour au présent.
Les indications typiques sont : deuil non résolu, séparations difficiles, sentiment de vide ou d'insécurité intérieure, blocages relationnels récurrents, anxiété diffuse sans cause identifiée, difficultés parentales liées à sa propre enfance. La maïeusthésie ne convient pas en phase aiguë de trouble psychiatrique (psychose, épisode dépressif majeur, idéation suicidaire active), qui relèvent d'un psychiatre ou d'un psychologue FSP. Elle peut compléter un suivi psychothérapeutique en accord avec le thérapeute principal.
Pour choisir un praticien en Suisse : vérifiez la formation initiale (idéalement en psychologie, relation d'aide ou approche humaniste, plus formation spécifique en maïeusthésie auprès d'un formateur certifié par Thierry Tournebise ou lignée reconnue), l'inscription ASCA/RME si vous souhaitez un remboursement partiel par la complémentaire, et la supervision régulière. Un premier entretien de contact (souvent 20-30 min, parfois offert) permet d'évaluer la qualité du lien avant de s'engager. L'offre reste rare en Suisse romande : à ce jour, un praticien est référencé sur Kuralis, à Martigny (Valais).
Séance type : 60-90 min, 80-150 CHF en Suisse romande (2026).
Première séance : anamnèse incluse, durée souvent 90 min.
Fondée par Thierry Tournebise (France) dans les années 1990.
Étymologie : « maïa » (accoucher) + « esthesis » (sensibilité).
Cadre : entretien verbal assis, sans toucher, sans catharsis induite.
Indications : deuil, blocages relationnels, insécurité intérieure, anxiété diffuse.
Contre-indications : psychose active, épisode dépressif majeur, idéation suicidaire — orientation psychiatrique requise.
Non reconnue comme profession de santé en Suisse ; pas de titre protégé.
Remboursement possible via complémentaire si praticien agréé ASCA ou RME.
Facturation Tarif 590 utilisée par les praticiens ASCA/RME reconnus.
Protocole indicatif : 5-10 séances espacées de 2-4 semaines, à réévaluer.
Différence avec la psychothérapie : pas de diagnostic, pas d'interprétation, focus sur la rencontre des parts intérieures.
Offre rare en Suisse romande : 1 praticien référencé (Valais) sur le directoire Kuralis en 2026.